Le portail des communes de Franche-Comté Recherche
La Château de Joux Voir cette commune... Arbois Voir cette commune... Gray Voir cette commune... Champagney Haute-Saône Voir cette commune... Lac Saint-Point Voir cette commune... La Citadelle Vauban Voir cette commune...

Cubry 25680

Cubry
  • Cubry
  • Cubry
  • Cubry

Situation : 8 km Est de Rougemont / Superficie : 540 / Altitude : 340 / Population : 81 / Nom des habitants : Les Petpets
Maire : Jean-Michel LAMOTTE (Retraité) / Secrétaire : Karine Schwartzwalder
Tél : 03 81 86 92 90 (Syndicat intercommunal) / Fax : 03 81 86 06 81 / E-mail : karine@cc-paysrougemont.fr
Permanences : Mercredi et Samedi de 10h à 11h
Adresse Mairie : 13 rue du Château
Voir tous les élus

Arnaud LAVILLE
Christophe DELPECH
Philippe LAVILLE
Jean GRUNEISEN
Vincent PRADEL
Philippe GIRAUD

Cubry commence par une légende : «au bois de Montblanchin, vivait une Vouivre qui en était la propriétaire. Un Seigneur fit le vœu à Saint Georges que s’il réussissait à tuer la Vouivre il édifierait un château. Le vaillant Seigneur tua la Vouivre et le château de Bournel vit le jour ».
L’église de Cubry est du 19ème, avec son clocher en bulbe de tuiles colorées, renfermant une remarquable peinture murale.



L’extraordinaire château de Bournel et ses superbes jardins doivent tout au génie éclectique du marquis Léonel de Moustier (1817-1869), diplomate érudit, à son fils Pierre-René, bâtisseur lui aussi, puis à leurs descendants qui ont admirablement entretenu ce legs prestigieux.


À partir d’un noyau ancien du XVIIIème siècle d’ailleurs inachevé, des travaux d’ampleur vont requérir, à partir de 1860 et pendant plus de vingt ans, jusqu’à cinq cents ouvriers chaque jour et faire naître un ensemble de grand équilibre et pourtant pensé dans chaque détail.


Tours et tourelles, échauguettes et arcatures, corniches à modillons et faux mâchicoulis composent une liturgie aristocratique qui frappe l’imagination : Bournel est à la fois une prouesse d’architecture et d’élégance et la réalisation d’un château de conte de fées, l’accomplissement d’un très beau rêve d’enfant.

On ne visite pas les intérieurs ; on ne verra donc pas le grand salon et sa cheminée flamboyante ni le petit salon voûté d’ogives à liernes et tiercerons. Mais l’été, à Cubry le marquis Roland de Moustier se fait guide hebdomadaire de ses jardins et terrasses qui sont un enchantement. L’ensemble paysager, parterres de broderie ponctués de buis, jeux d’allées et de bassins, ferme aujourd’hui club-house et parcours de golf témoignent du goût sûr d’une famille qui a par ailleurs brillamment honoré son blason, de gueules au chevron d’argent accolé de trois aiglettes d’or.


Visites : le jeudi à 14 heures en juillet et août, le samedi pour groupes sur réservation
(03 81 86 00 10).
Le château abrite un hôtel de 12 chambres et le restaurant gastronomique «Le Maugré».



Personnages remarquables



Le Marquis Léonel de Moustier (5 avril 1882 - 10 mai 1945). Issu d’une famille noble, Léonel de Moustier devient conseiller général en 1910 et président du conseil général en 1935, succédant à son père. Mobilisé pendant la première guerre mondiale, il est plusieurs fois décoré. En 1939, il s’engage, bien qu’âgé de 57 ans et obtient de servir dans une unité combattante. De retour en France après l’armistice, il fait partie des 80 parlementaires qui votent contre les pleins pouvoirs à Philippe Pétain, le 10 juillet 1940.
Pour lui l’armistice est une trahison et Pétain un traître. Il s’engage ensuite dans la Résistance. Il met son domaine de Bournel à disposition des résistants évadés, des aviateurs britanniques et américains abattus puis réfractaires au STO. Il monte lui-même un réseau de renseignements affilié à l’Intelligence Service. En 1943, il entre en contact avec l’organisation de résistance de l’armée et devient chef militaire de l’ORA (Organisation de Résistance de l’Armée) pour l’arrondissement de Baume-les-Dames.
Le 23 août 1943, il est arrêté par la Gestapo. Incarcéré à la prison de Besançon, puis à celle de Compiègne, il est déporté au camp de Newengamme au début de l’été 1944. Étant parlementaire, il peut bénéficier d’un traitement de faveur, mais il refuse. Il meurt des suites de ses conditions de détention peu avant la libération du camp.