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Marchaux 25640

Marchaux
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Situation : Chef-lieu de Canton à 10 km de Besançon. / Superficie : 1006 / Altitude : 290 / Population : 1200 / Nom des habitants : les Marchaliens
Maire : Patrick CORNE / Secrétaire : Jacques TORNARE
Tél : 03 81 57 97 55 / Fax : 03 81 57 93 96 / E-mail : mairie.marchaux@wanadoo.fr
Site internet : http://www.marchaux.fr/
Permanences : Du Lundi au Vendredi de 10h à 12h et de 16h à 18h15
Adresse Mairie : 30 Grande rue
Voir tous les élus

Les Adjoints :
MORALES Jacky
GROSJEAN Michel
CASANOVA Marie Françoise
JEANNIN Mauricette

Les Conseillers municipaux :
BECOULET Bernard
CACHOT Estelle
DEVILLERS Martial
HIDALGO Gisèle
JANIER DUBRY Catherine
ORMAUX Jean
PETIT JEAN Danièle
POMARO Marie Ange
STADLER Jean Charles
TANGUY Jean François

A l'orée de la Forêt de Chailluz, Marchaux se situe dans une longue combe, le point culminant du territoire communal est dans le bois de la Grande Côte à 515 mètres. Un hameau dépend de la commune de Marchaux: les Combottes. Dotée d'un patrimoine culturel très riche, Marchaux possède une Mairie-Lavoir particulièrement originale, classée aux Monuments Historiques et l'église Saint-Martin de style grec moderne à contreforts médiévaux et nef unique construite entre 1715 et 1719.
Commerces et artisans sont bien représentés à Marchaux et un restaurant «L'Arche». Quelques entreprises artisanales très dynamiques se sont installées dans la zone conçue à cet effet. Des services divers, services médicaux, poste, gendarmerie, Trésor Public, Transport du Grand Besançon... veillent au bien-être des habitants de Marchaux

La proximité du diffuseur autoroutier A36 (direction Chaudefontaine 2 km) facilite les déplacements, il sera demain au coeur d'une zone d'activités.

Personnages remarquables :

Comme chaque année, en septembre, aux Combottes, entre Marchaux et Braillans, une commémoration a lieu à la mémoire
d’Honoré Gressembucher dit “NONO”.
Voici la tragédie d’après le livre de Georges Millar, pour ne pas oublier combien une guerre peut détruire des vies. NONO faisait partie de la résistance avec George Miltar. (Anglais, parachuté en 1944 sur la région). Objectif, faire sauter les citernes d'essence stockées à Roche-lez-Beaupré. Mais c'était trop dangereux pour les Rochois (essence destinée à la LUFTWAFFE à Bordeaux). Une autre idée, détruire le train de 30 wagons citernes, toujours sur Roche. George Millar prépare ses maquisards pour attaquer ces wagons avec un Bazooka ainsi que des fusils. L'attaque a eu lieu. Mais tous les wagons n'ont pas sauté, malgré la perte humaine, les Allemands ont riposté, la troupe a battu en retraite sous les fusillades. Ils ont regagné leur maquis à Vielley. Par la suite ils apprendront que tous les wagons ne contenaient pas que de l'essence mais de l'eau et de l’huile. Il fallait à tout prix faire en sorte que l'ennemi ne puisse se servir de ce carburant.
George décida d'y retourner mais avec un seul homme. NONO fut choisi par Georges, avec comme instructions : - Un Sten - des chaussures légères - quelque chose pour se noircir la figure ainsi que les mains et surtout des vêtements sombres. - Préparer, 3 clams incendiaires - un rouleau de fil fusible - 2 détonateurs et du ruban adhésif.
Le 20 juillet 1944: -17h départ. C'était un grand jour pour NONO, fier de réaliser cette attaque. Nono dévalait ta pente à bicyclette en sifflant et chantant ce qui remontait le moral à Georges. Ils continuèrent leur route sur Marchaux - Besançon, tournèrent dans les bois à Braillans par un sentier qui les conduisait derrière le village de Thise. Tout en avançant, Georges demande à NONO, « quel âge avez-vous NONO ? » J'ai 20 ans, je serai avocat comme mon père.
Les mots furent suspendus car ils venaient d'apercevoir des Allemands. Il fallait retourner.... Ils entendirent ”Terroristes”, Georges voulait faire feu mais son pistolet était trop bien enfoncé. Fuir... Les allemands tiraient, Nono fut touché, Georges se laissa tomber dans un talus de ronces. Arrivé au maquis tout le monde espérait que Nono soit mort car devant les tortures de la gestapo n’importe qui pouvait parler. Le groupe de Nono était en danger, il fallait se disperser. Resté seul avec le chef, Georges demanda des nouvelles de NONO. “NONO est mort...”
Par la suite ils ont appris qu’il n’était que blessé, il avait jeté son sac avec tous ses papiers, couru à travers champ jusqu’au petit bois, il avait gagné la forêt au bas de la côte. Un cultivateur qui était dans ses poiriers a assisté à la scène. NONO pansait sa jambe, quand les Allemands l’ont rattrapé, il a fait feu, mais les Allemands l’ont abattu, puis traîné par les pieds jusqu’à la route. Au contenu de son sac, ils ont frappé le corps à coups de pied, puis ils l’ont hissé dans le camion pour le déposer à Marchaux.
NONO est enterré à Bonnay avec la croix de guerre à titre posthume.br>