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Saint-Vit
25410
Situation : 11 km au Nord-Ouest de Boussières Superficie : 1644 Altitude : 221 Point culminant : 301 Population : 4434 habitants Nom des habitants : «les Saint-Vitois» Maire : Pascal ROUTHIER Tél. Mairie : 03 81 87 40 40 Fax : 03 81 87 40 49 E-mail : administration.mairie@saintvit.fr Secrétaire : Christine Delgado Permanences : L, Ma, Me, Je : 8h30 à 12h et 13h30 à 17h30 - V, S : 8h30 à 12h |
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A Saint-Vit un document de 1605 relate que la Seigneurie d'Antorpe, aux mains de la famille d'Orsans, dépend maintenant de Guillaume d'Emskerque (ou d'Henskerk). Cette famille, originaire de Dordrecht en Hollande, ruinée en 1421, s'était installée à Anvers, puis à Besançon, où elle a fait fortune (voir souvenir dans la rue d'Anvers à Besançon).A Saint-Vit les «Emskerque» ont fait construire un château, aujourd'hui disparu, à Antorpe, dont «on vantait le parc et les jardins». En 1710, cette seigneurie est acquise par les Toulongeon, qui la conservent jusqu'à la Révolution. Un entrepreneur, Monsieur Janet, démolit ce qui restait du château, et transporta les pierres pour construire une demeure très cossue, en face du champ de foire à Saint-Vit.
Hôtels-Restaurants : le Brasilia, le Café de la Gare, la Chaumière, le Joker, le Marmiton, le Soleil d'Or.
Fêtes : Saint Jean, Marché de Noël, Concert de l'Avenir de Saint-Vit et des Environs.
Il y a 2 Gymnases, Base Nautique, Maison des Retraités.
Personnages remarquables :
Pour cette 10e édition de la Route des Communes du Doubs, il nous est donné l'occasion de mettre en valeur une personnalité remarquable de la commune, qui nous inspire assez d'admiration et d'estime pour être portée sur le devant de la «scène». Compte tenu de l'essor pris par le Bourg pendant le temps qu'il a la charge de la mairie, il nous semble naturel de citer ici Monsieur Guy PICARD.
Guy PICARD s'installe à Saint-Vit en août 1967 et ouvre un cabinet de géomètre expert en septembre de la même année arrivant du Génie rural (DDA). Ces 2 fonctions lui permettent d'avoir une parfaite connaissance du territoire et un goût prononcé pour la politique et l’amènent à entrer en 1971 dans l'équipe du Maire, Monsieur Roger HUMBERT qui a amorcé le premier renouvellement sociologique du conseil municipal dès son arrivée en 1965.
Ses «premières armes» étant faites, comme conseiller, Guy PICARD s'installe aux commandes de la Mairie en 1977. C'est à la tête d'une équipe composée en partie de «nouveaux» Saint-Vitois qu'il donne sa pleine mesure en insufflant à celle-ci un véritable esprit d'entreprise pour résoudre les problèmes d'une petite commune rurale devenant «rurbaine». Le travail commencé par Monsieur HUMBERT se poursuit et s'intensifie.
Le développement économique et la création d'emploi deviennent des priorités. À la zone artisanale de la Coupotte, créée en 1965-1966, vont succéder en 1980 «Les Grands Vaubrenots» et en 1988, «Les Belles Ouvrières». Devenu conseiller général en 1982, malgré une concurrence acharnée, il arrive à convaincre l'enseigne «Système U» à choisir sa commune pour y implanter sa base «Grand Est». C'est ainsi qu'un bâtiment de 18000 m2 voit le jour en 1983 créant 50 emplois.
En 1988, ce sont 96 employés, dans une surface portée à 21000 m2, qu'assurent des expéditions vers environ 60 grandes surfaces et 200 libres-services, EMT 25, Super U, Spaciotech, et bien d'autres, s'installent également sur ces 2 zones. La dynamique industrielle et commerciale rejaillit sur la démographie et de nombreuses familles choisissent de venir s'installer à Saint Vit.
Pour satisfaire aux besoins d'une population en constante augmentation, d'importants efforts sont consentis par la collectivité en matière de logements sociaux, d'accession à la propriété, d'enseignement, d'assainissement, de loisirs, d'animations, de sport et d'équipement de sécurité.
Le parc HLM s'agrandit rue du Frêne, rue Pergaud, rue des Buis, etc. L'accession à la propriété est possible en plein centre avec les Résidences des Arcades et du Centre. Les adeptes de la maison individuelle se voient offrir de nombreuses possibilités tant à Saint-Vit qu'à Antorpe et dans les 2 hameaux de Benusse et Boismurie. Les lotissements de la Doline, du Fromentel, la levée Romaine relient Antorpe à Saint-Vit, qui prend également du volume aux Champs Marmots, Bois Carré, à la Combe Verte, à la Foulottière, à la craie. Noyer Baillet, etc.
Il faut scolariser les enfants de cet afflux de nouveaux Saint-Vitois. Le groupe scolaire Claude Nicolas LEDOUX voit le jour à Antorpe en 1977. Le champ de foire voit se bâtir l'école René ROUSSEY en 1997-1998 pour remplacer des préfabriqués et des salles vétustés de la maison d'Asile et de l'école de filles de la rue du Four. Les équipements sportifs et d'animations ne sont pas oubliés, un gymnase est érigé rue Pergaud en 1980, le centre d'animation avec salle de gymnastique, de danse est aménagé en 1980. Un stade de football avec piste d'athlétisme et deux cours de tennis sont inaugurés en 1986.
Les activités nautiques s'installent au «Moulin du Pré», une bibliothèque est créée dans l'ancienne école de fille de la rue du four.
Préoccupation importante également de l'équipe Guy PICARD : les cheminements piétonniers scolaires sont mis en place, 7 passages souterrains sont crées, permettant ainsi aux usagers, aux écoliers et collégiens de pouvoir traverser la nationale en évitant un flot d'environ 20000 véhicules par jour. La construction d'une nouvelle gendarmerie, rue des Bosquets en 1980, le relogement à deux reprises des pompiers, rue des Sapins et rue de la Gare, ainsi que la sécurité de la gare parking, passage souterrain et renforcement des voies ferrées.
Un effort important est également apporté à la population en matière d'environnement sur l'éclairage public, l'aménagement de la forêt communale avec un plan de gestion sur 20 ans, le fleurissement et la préservation du patrimoine architectural du vieux Saint-Vit. La mise en place d'une déchetterie, d'un centre de transit des autres déchets.
D'une disponibilité remarquable envers ces concitoyens et ses électeurs, Guy PICARD remet son cabinet de Géomètre en août 1984 pour se consacrer totalement à ses mandats électoraux.
Une petite anecdote rigolote :
La mairie a acquis une offset pour imprimer le bulletin communal.Cette machine assez bruyante, lourde et volumineuse est installée dans un petit local de l'étage, or il se trouve qu'il manque un peu de place pour tourner autour. Il est demandé à Guy de solliciter des employés du technique pour la déplacer.
Qu'à cela ne tienne, Guy grimpe à l'étage et se met en devoir de déplacer cet engin. Il s'assoit par terre en prenant appui contre le mur et tente de bouger la machine avec ses pieds. Celle-ci ne bouge pas d'un yota, mais la cloison, elle si ! Voilà qui ressemble assez bien à la personnalité de Guy PICARD.
Quand on manque de place, on pousse les murs !
Pour la petite histoire, signalons que janvier 1918 est l’année où une femme d’une cinquantaine d’années se meurt d’épuisement à Saint-Vit. Cette femme, Gabrielle Guglielmi, enterrée au cimetière des Chaprais à Besançon, est la mère de...Rudolph Valentino !
Cette parisienne avait épousé en 1889 un vétérinaire italien dont elle eut trois enfants. Rudolph le dernier, est né en 1895. Capricieux et fantaisiste, il faisait le désespoir de sa famille. Il émigra aux Etats Unis, après des années difficiles, il connaît la gloire comme acteur. Gloire éphémère, car il devait mourir à l’âge de 31 ans en 1926.
Quant à sa mère, veuve, elle était venue d’Italie en Franche-Comté où elle s’était fatiguée sans compter dans les comités d’assistance aux soldats.
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